Au revoir Georges
Boulogne-sur-Mer et la région Nord-Pas-de-Calais ont perdu l’un de leurs
journalistes les plus éminents. Georges Sueur nous a quittés à l’âge de 87 ans. Ses obsèques ont été célébrées le 10 août à l’église Saint-François-de-Sales, dans l’intimité
familiale.
Georges Sueur a débuté son métier de journaliste à Boulogne au Télégramme, devenu ensuite le Journal de Boulogne, avant de participer au lancement de Nord-Eclair. Durant vingt ans, il assure
aussi la correspondance régionale du quotidien Le Monde pour le Nord-Pas-de-Calais.
Malgré une brillante carrière menée à Lille, cet enfant de Capécure est toujours resté fidèle à sa ville natale, où il est revenu s’établir lors de son départ en retraite en 1983. Passionné de
culture, il a longtemps présidé le Festival de la Côte d’Opale, et on lui doit un superbe livre sur les « Margats de Boulogne ». Homme de profonde conviction, il a été responsable
national de la Jeunesse ouvrière Chrétienne, ce qui l’a conduit dans la Résistance puis au MRP, avant de suivre Robert Buron dans son rapprochement avec les socialistes. Proche de Pierre Mauroy
et de Michel Delebarre, il a apporté son soutien à Guy Lengagne lors de la campagne de dénigrement de la ville menée à la fin des années quatre-vingt par un certain Girard : avec quelques
militants, il avait lancé Citémer, un journal gratuit qui valorisait le dynamisme de Boulogne et de tous ses acteurs.
Georges Sueur était aussi le père de mon collègue et ami le sénateur Jean-Pierre Sueur, ancien député-maire d’Orléans. A son épouse, à ses enfants et à ses petits-enfants, j’adresse mes plus
sincères condoléances.