Le double-langage de N. Sarkozy
Le 19 janvier 2008, sur les quais de Boulogne-sur-Mer, le président de la République avait promis aux marins pêcheurs l’abandon du
système des quotas. Depuis, ces propos n’ont pas été suivis d’effet. Le 16 juillet 2009, au Havre, voilà désormais qu’il aligne la négociation des quotas sur la base d’avis scientifiques. Ce
changement de position, au détriment des pêcheurs, témoigne de son échec à la présidence de l’Union Européenne au second semestre 2008. Et Nicolas Sarkozy ne dit rien sur les moyens dont ont
besoin les scientifiques d’IFREMER pour mener à bien leur mission.
Au-delà de la pêche, le président de la République est un adepte du double langage et ses propos ne correspondent pas à ses actes. Ainsi, il insiste sur la nécessité
du renforcement de l’action de l’Etat en mer. Mais loin des paroles, on assiste à un implacable démantèlement du service public maritime, en mer comme à terre. En témoignent le transfert de la
totalité de quelque 2 000 agents français de manutention portuaire vers des opérateurs privés, ou la suppression de multiples postes dans les administrations maritimes, à l’occasion de la
Révision générale des politiques publiques.
