Crise : tel le nuage de Tchernobyl...
Crise : tel le nuage de Tchernobyl
Le gouvernement français a longtemps nié la possibilité que la France soit contaminée par
la crise. Comme le nuage de Tchernobyl en 1986, elle s’arrêterait aux frontières de l’Hexagone ! Le
président de la République
lui-même a attendu le 25
septembre pour avouer que la France serait également touchée par cette faillite historique du système libéral. À coups d’assertions infondées,
la majorité a tenté de
rassurer l’opinion, façon méthode Coué. Florilège.
« Ces mouvements de marché ne sauraient affecter durablement la croissance de nos
économies, qui est robuste.
»
Nicolas Sarkozy - 16 août 2007
« Il faut raison garder, ce n’est pas un
krach.»
Christine Lagarde, ministre de l’Économie - 17 août 2007
« (Il y a) un décalage entre une
morosité des commentaires et la réalité du moral des entreprises et des ménages.
»
François Fillon - 21 août 2007
« L’Insee prévoit une croissance
faibleau deuxième trimestre. Nous, nous disons que l’Insee est pessimiste.
»
Éric Woerth, ministre du Budget - 24 juin 2008
« Je pense qu’on a le gros de la
crise derrière
nous. »
Christine Lagarde - 20 août 2008
« Le gros risque systémique craint
par les places
financières est derrière nous. »
Christine Lagarde - 20 septembre 2008